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RESUME / CONCLUSIONS / APPRECIATIONS en date du: 02/06/2003
Les uns ont fait, l'option de la catégorie 1, un exercice où le patient n'aurait à supporter aucun supplément d'honoraires, ce qui pour beaucoup à l'époque relevait d'un choix plus éthique qu'économique. il en résulte qu'à diplôme équivalent, les niveaux de revenus sont différents. Quelles mesures prendre afin de remédier à cette injustice?

Poser la question c'est y répondre. Nous sommes tous des anesthésistes.

 

Est-il utile de présenter Monsieur Alain JUPPE ?

--LETTRE du 12 mai 2003 de Alain JUPPE( GIRONDE) au docteur MIchel BOUYSSOU, anesthésiste.

Cher Monsieur,
Vous avez appelé mon attention sur les difficultés rencontrées par les médecins anesthésistes réanimateurs, dans l'exercice de leur fonction.
J'ai pris connaissance de votre correspondance avec attention.
J'ai aussitôt interrogé Monsieur le Ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées, sur ce sujet, par le biais d'une question écrite.
Je vous en adresse ci-joint une copie et je ne manquerai pas de vous transmettre la réponse dès qu'elle paraîtra au Journal Officiel.
Je vous prie de croire, Cher Monsieur, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

Alain JUPPE

 

QUESTION ECRITE DE M Alain JUPPE à M J.F. MATTEI publiée au J.O. du 26/05/2003

 

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-- Lettre du 28/05/2003 de COCHISE à M Alain JUPPE

Monsieur le Député,

Je prends connaissance sur le site de l'assemblée nationale de votre question écrite posée à Monsieur le Ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées, publiée au J.O. du 26 mai 2003. Cette question faisait suite à la préoccupation exprimée par un médecin anesthésiste de votre circonscription, mais pose en fait le problème général de la médecine libérale spécialisée en France.

Votre question est on ne peut plus claire :

Monsieur Alain JUPPE appelle l'attention de Monsieur le Ministre de la santé(..) sur les préoccupations des médecins (...) dans l'exercice de leur profession.
En effet, il apparaît une différence de traitement selon s'ils appartiennent à la catégorie 2 (conventionnée à honoraires libres) ou à la catégorie 1 (conventionnée stricte).
Les uns ont fait, lors de «fenêtres» ouvertes en 1982 et 1986, l'option d'un exercice où le patient n'aurait à supporter aucun supplément d'honoraires, ce qui pour beaucoup à l'époque relevait d'un choix plus éthique qu'économique. Ces fameuses fenêtres devaient être régulièrement ouvertes. Or elles ne l'ont plus été depuis.(…) (1)
Il en résulte qu'à diplôme équivalent, les niveaux de revenus sont différents.
Il lui de demande de lui préciser quelles mesures il entend prendre afin de remédier à cette injustice.

Je tiens pour acquis que vous souhaitez réellement qu’il soit mis fin à cette injustice dont vous parlez.
En tant que porte-parole du groupe COCHISE, collectif des chirurgiens de secteur 1, j'ai reçu à la suite de courriers adressés à tous les parlementaires dont vous-même un grand nombre de messages de députés, issus de tous les groupes parlementaires, exprimant chacun avec sa sensibilité la même chose que ce que vous écrivez.

Puis-je à mon tour vous poser quatre questions écrites et vous faire une suggestion ?

1° Comment est-il possible qu’avec un grand nombre de députés qui chantent juste, on arrive à faire un chœur qui chante abominablement faux ?
2° Ne trouvez-vous pas étrange qu'un gouvernement libéral ait le même dédain pour la médecine libérale que le gouvernement précédent et que ce désintérêt explique la vague actuelle de déconventionnements ?

3° Ne croyez-vous pas qu'est devenue anachronique cette suspicion sur les actes réalisés par les médecins spécialistes libéraux, quand dans de nombreuses régions, ce sont l'excès de travail par baisse de la démographie médicale et la raréfaction des infirmières qui posent des problèmes majeurs, pas les actes inutiles ?

4° La médecine libérale garde un dynamisme dont la France a un besoin vital : mettez les libéraux au rythme de l'hôpital que le gouvernement précédent a cassé par des lois-carcans, et ce sont des milliers de spécialistes supplémentaires qu'il faudra trouver, et donc former... les premiers arriveront vers 2015. Si un gouvernement libéral n'est pas conscient de cela, quel gouvernement pourrait l'être ?

Une grande partie de la profession médicale, moi le premier, estime à tort ou à raison qu’elle a beaucoup à reprocher aux décisions d’un certain Alain JUPPE en 1995. Ce constat, vous pourriez bien sûr en contester la pertinence, mais vous en avez, au moins en partie, déjà reconnu la réalité. De là ma suggestion : pourquoi ne pas poursuivre dans cette voie en fédérant les députés de la majorité pour défendre la médecine libérale spécialisée de secteur 1 ? Vous n'avez pour cela que deux choses à faire:

1° Etendre à tous les médecins spécialistes, dont bien sûr les chirurgiens, votre demande à M Mattéi.

2° Convaincre les députés de votre groupe de faire de même.

Si vous le souhaitez, vous le pouvez, et vous bien plus qu’un autre.

Vous aviez répondu à la question d’un anesthésiste de votre circonscription, en voila maintenant plusieurs d'un chirurgien du département voisin. Le sujet de la médecine libérale est une véritable boite de Pandore... mais vous vous en étiez déjà rendu compte.

Etant prêt à discuter de cela avec vous, si, quand, et où vous le souhaitez, je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, l'expression de ma haute considération.


Dr Xavier GOUYOU BEAUCHAMPS
Porte-parole du groupe COCHISE



(1) Si vous le souhaitez, je vous communiquerai les particularités du secteur 1 des chirurgiens qui mérite sans doute la palme de l'absurde : sachez que mon associé, de 10 ans mon cadet, est en secteur 2 et que je suis en 1, sans possibilité d’en changer. En pièce jointe, affiche de notre salle d’attente.

 

 

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