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Une méthode révolutionnaire proposée en Rhône-Alpes pour résorber le déficit de l'assurance-maladie : ne plus rembourser les soins

Où va l'argent des assurés sociaux ?

Une caisse d'assurance-maladie est chargées du remboursement aux patients des soins médicaux délivrés par les médecins. Elle n'est pas pour autant l'employeur des médecins. C'est préférable pour elle : si un employeur osait se comporter avec ses salariés comme le font les caisses d'assurance-maladie avec les praticiens, il y a longtemps que les prud'hommes l'auraient ramené à la raison.


Les caisses voulant contraindre les médecins à appliquer des tarifs non-réévalués depuis 8 à 15 ans, certains médecins ont choisi de ne plus se laisser faire et de faire respecter certains droits : celui de leurs patients à une médecine de qualité, le leur à une rémunération décente de leurs actes. Dans nombre de cas les tribunaux leur ont donné raison. Ce mouvement fait tache d'huile.


Pour résoudre ce conflit avec les praticiens, les caisses de la région Rhône Alpes ont choisi une méthode inédite : elles se lancent actuellement dans une campagne publicitaire dans la presse régionale pour annoncer des mesures propres à limiter l'accès aux soins des patients à faible revenu (C. M. U.) puisque le remboursement des consultations serait inférieur à 1 euro.


Prendre les assurés sociaux en otage et leur annoncer à grands frais... qu'ils ne seront plus remboursés de leurs soins, c'est peut-être finalement une façon de résorber le déficit chronique des caisses d'assurance-maladie.


Mais comment pourront-elles justifier le fait de continuer à encaisser des cotisations sociales qu'elles ne redistribuent plus?

Pour les caisses de Rhone-Alpes, un article dans le "Progrès de Lyon", ça ne suffit pas
Ajoutons y une page de pub dans le "Progrès de Saint-Etienne" (Avec l'argent des assurés sociaux qui ne seront plus remboursés)