Accueil Tout sur les médias. TOUT SUR LA CONTESTATION TARIFAIRE

02/03/2004 : 7 heure du matin. France-Inter. L'heure des informations. Informations ? Pas vraiment : Il s'agit de servir aux auditeurs une pure propagande CNAM.

Pour faire de l'information de cette façon, pourquoi France-Inter ne reprendrait-elle pas le nom de RADIO-PARIS utilisé à d'autres époques?

 

Speaker : France Inter il est  7h18 bonjour Hélène  CARDIN

HC : Bonjour

Speaker : Nouveau bras de fer entre la caisse nationale d'assurance maladie (la CNAM) et les médecins spécialistes  qui unilatéralement ont décidé d'augmenter le prix de leurs consultations. De quelle marge de manœuvre disposent les patients ?

HC : Et bien d'une marge extrêmement étroite puisque certains médecins spécialistes ont donc décidé de ne bénéficier que des avantages des accords signés avec la sécurité sociale mais pas des inconvénients. Inconvénients de taille pour ces rebelles, puisqu'il s'agit d'argent, de la consultation à 23 EUR, ils ont donc décidé de dépasser ce prix, de faire payer le plus faible, le plus vulnérable c'est-à-dire le malade ou la femme enceinte. En France il y a 53000  spécialistes dont 33 000 en secteur 1 et 20 000 en secteur 2. Le secteur 2 signifie honoraires libres. Le secteur 1 signifie accord avec la sécu, la consultation est donc à 23 EUR  que rembourse la sécu et en échange cette Sécu qui nous appartient à tous, que nous finançons, prend en charge plus de la moitié des charges sociales du médecin soit 15 000 EUR par an, ce qui n'est quand même pas négligeable.

Or une coordination appelée la CNAMlib, conférence nationale des associations de médecins libéraux, qui revendique 5000 adhérents (mais on ne les a pas comptés), décide de s'asseoir sur l’accord et de pratiquer des honoraires libres c'est-à-dire 23 EUR plus 2 ou 5 ou même 15 et en plus à la charge du patient. Certains affichent même 2000 EUR de dépassement par mois. Pas négligeable non plus! Certains ont même modifié le cachet des feuilles de soins, faisant ainsi carrément un faux.

Ils sont quelques centaines, ophtalmo,  dermato gynéco, environ 400, à agir ainsi dans le centre de la France région peu pourvue en médecins et en période préélectorale. Chantage bien sûr!

Mais le vice-président de cette coordination, le docteur CRISTALLI, lui est obstétricien à Évry à la clinique de l'Essonne. Pour lui, c'est simple.

Extrait de conversation téléphonique :

« Il faut choisir pour accoucher :  payer c'est la clinique,  gratuit c'est l'hôpital. Vous savez dans les avions il y a deux classes. La classe affaire et la classe économique. La clinique n'a pas vocation accueillir la classe économique. »

Question de moi-même :Y a-t-il des avantages à faire suivre sa grossesse en clinique ?

Réponse : « oui, c'est toujours le même médecin qui s'occupe de la femme et les locaux sont plus confortables « 

Et l'augmentation de la consultation de la consultation est-elle justifiée?

« Oui, »  répond-il « pour assurer la sécurité pour lutter contre les infections nosocomiales et acheter le matériel jetable. Et puis vous savez,  aux femmes de choisir quand elles veulent acheter un pul bleu,  elles s'achètent pas un pull rouge... »

Celles qui sont aujourd'hui enceintes seront sensibles à l'argument…

Alors Daniel Lenoir, le directeur général de la CNAM s'étonne que des médecins s'engagent dans de telles démarches ouvertement illicites et surtout il s'inquiète des conséquences de ces  surfacturations qui pénalisent les plus modestes.

Speaker : On peut peut-être ajouter que le mois dernier un médecin a été déconventionné à Poitiers,  trois le seront à Valence à compter du 1er mai et deux référés sont en cours.