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COMMUNIQUE DU SNCO (Syndicat national des chirurgiens orthopédistes.)

Lyon, le 10 Février 2004

Les Chirurgiens Orthopédistes s’associeront à la grève si rien n’est fait pour défendre la Chirurgie

Le constat est dressé depuis de nombreuses années mais rien n’est fait pour redresser la situation de la Chirurgie en France : numerus clausus, judiciarisation, augmentation des primes de RCP, RTT, absence de revalorisation des honoraires, retard considérable à la mise en place de la nomenclature, menaces sur le secteur II…

Malgré tous les avertissements qui ont été lancés, les rapports réalisés, l’observatoire de la démographie, aucune décision n’est prise. Le dernier rapport de l’IGAS et de l’IGF en est également le constat affligeant en ce qui concerne l’envolée des primes de RCP. Le Syndicat National des Chirurgiens Orthopédistes (SNCO) a mis sur pied une plateforme en cinq points destinée à revaloriser la Chirurgie et notre spécialité.

Ces cinq point sont les suivants :

Défendre la chirurgie orthopédique sur le plan de la démographie médicale en augmentant le recrutement et la formation.

En effet, nous formions en France 83 chirurgiens orthopédistes par an, le nécessaire fonctionnement des services d’urgence (SAU ou UPATOU) pour lesquels la présence d’un chirurgien orthopédiste est indispensable et structurelle, nécessiterait de former aujourd’hui, pour le SNCO, 118 chirurgiens en 2004. Le déficit maximum se situera en 2006 avec l’effet conjugué des 35 heures et du pic des départs à la retraite, mais l’on sait qu’en 2005, il faudrait former 131 chirurgiens orthopédistes or, seuls 56 internes auront passé cette année là le DESC de chirurgie orthopédique et traumatologique, soit un peu plus de 40% de l’effectif nécessaire.

Défendre la chirurgie orthopédique en réglant le problème des RCP.

Nous réclamons pour cela un plafonnement des primes et la création d’un fond national adossé à un observatoire de la sinistralité auquel nous travaillons avec l’ANAES et l’IRDQ.


Défendre le niveau économique des chirurgiens orthopédistes.

L’augmentation des charges est telle qu’elle décourage la plupart de nos jeunes confrères et met en péril l’équilibre économique de nos cabinets. Les primes de RCP représentent plus du quart du chiffre d’affaires pour les praticiens de Secteur I. Il nous faut donc œuvrer pour la promotion de notre spécialité, notamment dans la nouvelle classification des actes (CCAM) tant au niveau du coût, que de la pratique et de la valeur du point.

Enfin, bien évidemment, défense du Secteur II et nécessité de soutenir les collègues de Secteur I qui souhaitent passer en Secteur II, à moins que l’on en revienne à l’ancien secteur promotionnel appelé autrefois DP.

Défendre les établissement privés dans lesquels nous travaillons, notamment en matière d’assurance professionnelle, mais aussi en valorisation de l’activité par l’intermédiaire de la nouvelle tarification (T2A).

L’augmentation des primes est directement répercutée sur la redevance , pour les établissements privés et par ailleurs, ces primes augmentent les difficultés dans les établissements publics dont le budget est déjà limite.

Défendre les praticiens qui travaillent dans les hôpitaux publics, ou PSPH, notamment en matière de repos de sécurité et de RTT avec égalité de traitement, mais nous devons, également, défendre le maintien et l’existence des services de chirurgie orthopédique qui sont menacés de disparition par le plan Hôpital 2007 et la nouvelle gouvernance. En effet, le service doit rester la référence médicale sinon notre spécialité périclitera, même si les pôles d’activité sont créés, notamment les pôles chirurgicaux.

L’attentisme gouvernemental doit cesser. L’élaboration des SROSS 3 va montrer dans quelles difficultés vont se trouver les spécialités à risque, anesthésie, obstétrique et surtout Chirurgie. On ne pourra maintenir des services ouverts et il faudra vraisemblablement supprimer des services d’urgence (SAU – UPATOU) dans la préparation des SROS de troisième génération.

Dans ces conditions, si rien n’est fait pour améliorer la situation, le Syndicat National des Chirurgiens Orthopédistes se verra dans l’obligation de s’associer au mouvement de grève du Groupe COCHISE de l’UCCSF, du SYNGOF, de Chirurgiens de France, de la FMF et enfin de l’UCF, à la rentrée du mois de Septembre, seul moyen de faire évoluer la situation. Il est désolant d’en arriver à une épreuve de force, mais pour sauver la situation de la Chirurgie en France et faire en sorte que les jeunes collègues rentrent dans ce métier formidable qu’est la Chirurgie, il n’y a malheureusement pas d’autres solutions pour forcer la main du gouvernement.