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Union Nationale Hospitalière Privée de Cancérologie
Siège : 81 rue de Monceau 750 08 PAR IS


Objet : Chirurgie - Agrément - Plan cancer - Appel à initiative des chirurgiens auprès de leurs Sociétés Savantes
Destinataires : Adhérents "tous courriers" ayant une adresse mail
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11 avril 2004

Chers Adhérents,


Dans le cadre de la mise en place du volet "organisation" du Plan cancer, une première réunion organisée par la DHOS a eu lieu Mardi 6 avril dernier sur le thème de la Chirurgie. La question est celle de l'agrément qui sera nécessaire pour exercer la Chirurgie carcinologique.


L'ordre du jour était le suivant :
"Dans le cadre du plan cancer il est important que nous puissions déterminer les critères qualité dans la Chirurgie des cancers, en incitant notamment une réflexion sur les seuils d'activité des Etablissements et en prenant en compte l'organisation des soins en cancérologie."


Cette réunion se plaçait dans le cadre de la mesure 36 du Plan cancer : « Etablir des critères d’agrément pour la pratique de la cancérologie dans les Etablissements publics et privés.»

J'étais le seul "privé". Outre les Fédérations d'Etablissements (Dauplat pour la FNCLCC, les autres étaient absentes), les Fédérations "cancer", la Ligue, la CNAMTS et deux personnalités qualifiées (les Pr Victor Izrael et Laurent Hanoun), étaient représentées les Sociétés suivantes :
- Société Francaise de Chirurgie Thoracique et Cardiovasculaire : Pr Roger Giudicelli - Société Francaise d'Oncologie Gynécologique : Pr Jacques Lansac - Société Francaise de chirurgie Digestive : Pr Jacques Chipponi - Société Francaise de Sénologie et de Pathologie Mammaire : Pr François Laffargue - Association Française d'Urologie : Pr Mangin - Association Française de Chirurgie : Pr Meyer, Pr Gayral - Société Française ORL et Pathologie Cervico Faciale : Pr Frédéric Chabolle

Vous imaginez aisément le contenu d'une telle réunion. Rejet quasi-unanime d'une approche en termes de seuils d'activité et d’évaluation, report de toutes les réflexions sur les exigences à avoir au niveau des Etablissements. Le scénario est connu (Cf : ce qui s'est passé avec la Société Française de Réanimation) : monter le niveau des normes (on parle pour l'instant des conditions minimums exigibles pour avoir de bonnes pratiques…) afin de capter les patients. On a beaucoup insisté aussi sur le fait qu'il fallait déplacer les Chirurgiens, leurs équipes et leurs patients dans les Centres de "référence" afin d'assurer la formation continue des Chirurgiens…

La majorité des participants a préféré que chaque Société savante travaille de son côté afin de définir les "bonnes conditions d'exercice" plutôt que l'organisation de réunions communes pour définir les conditions minimum communes à tous…
Une réunion de synthèse est prévue le 25 mai prochain.

Cette organisation du travail rend encore plus indispensable la présence active des Chirurgiens du privé dans les réunions organisées par les Sociétés Savantes. Il y faut des Chirurgiens qui ont une claire conscience des enjeux : il ne s'agit pas de dresser une liste de revendications pour améliorer les conditions d'exercice en dehors de tout contexte, mais au contraire d'établir, en fonction du contexte et des financements disponibles, les conditions et les exigences d'une bonne pratique… A part quelques personnalités isolées, nous sommes les seuls à défendre une telle approche, mais nous serons les premiers visés par un relèvement unilatéral du niveau d'exigence sur les plateaux techniques privés à visée plus structurelle que d'amélioration des pratiques. Dans ces réunions les discours dominants sont de deux sortes : il y a ceux qui accumulent les conditions sans aucune connaissance des contraintes réelles et il y a ceux qui revendiquent clairement les conditions d'une captation des patients ("mal soignés dans les petites structures").

Merci donc aux Chirurgiens qui voudront bien prendre part aux travaux des Sociétés Savantes sur ce sujet, ou, au minimum, qui voudront bien s'informer auprès d'elles et qui voudront bien me faire connaître tous les éléments dont ils disposent. Il sera très difficile de revenir en séance plénière sur l'accumulation des préconisations des Sociétés Savantes. Comme ne cessait de questionner le représentant de l'Etat lors de la première réunion : "Vous êtes sûrs de ne rien vouloir rajouter ? On a vraiment tout vu ?…"

Si vous en êtes d'accord et compte tenu de ce qui se fait par ailleurs dans le cadre de la mise en place du Plan cancer (y compris avec l'initiative FCLH d'une base de données des comptes rendus des RCP), il nous semble qu'il y a un point qui pourrait constituer pour nous l'objet prioritaire de ces travaux : comment accroître la participation des Chirurgiens aux Réunions de Concertation pluri-disciplinaires ? Quelles mesures concrètes pourraient les y aider ? Rémunération, temps passé, protocoles standards, etc… Comment évaluer l'impact des mesures prises en la matière ?
Pour le reste, grande prudence : personne ne nous paiera les équipements, l'environnement ou les personnels supplémentaires.
Pour animer un peu la réunion de mardi dernier, et compte tenu de la teneur des interventions sur le sujet, j'ai précisé que le secteur privé, lui, ne craignait pas trop l'approche en termes de seuils. Elle était bien sûre presque unanimement et souvent véhémentement, rejetée par les Hospitalo-Universitaires qui revenaient par ailleurs sans cesse sur la nécessité de contraindre les "petites structures"…

Bien sûr aussi, nous soutenons toutes les mesures proposées pour développer l'attractivité de ces métiers désertés par les jeunes, mais ce n'est pas l'objet direct de ces travaux.

Merci de me tenir au courant de vos initiatives et suggestions. N'hésitez pas à donner mes coordonnées à tout Chirurgien qui voudrait s'impliquer.

En concertation étroite avec Jean Bridoux et Anne Mallet, j'évoquerai bien sûr ces questions lors de la prochaine réunion de la Commission MCO de la FHP. J'ai bien sûr aussi informé Jean Haligon de la Conférence des Présidents de CME de l'Hospitalisation privée afin qu'il puisse revendiquer la participation de son instance à tous ces travaux, même si, pour une fois, ses collègues du public n'étaient pas conviés. Ils sont bien sûr tous trois destinataires de ce courrier.

Je vous prie de croire, Chers Adhérents, à l'expression de mes sentiments dévoués.
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G. Parmentier
Secrétaire National de l'UNHPC

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Lettre DE J.G. BRUN Pdt UCCSF à Jean Claude REGI Pdt FMF, faisant suite à ce courrier de l'UNHPC

12/04/2004

Mon Cher Jean-Claude,


Tu touches, là, mais à peine du bout du doigt et qu'une partie seulement, du dispositif, très très structuré, totalement " hospitalo-libéralo-phage " mis en place au profit de l'Hôpital-public par MATTEI, sous l'impulsion des Services les plus réactionnaires de la DHOS, enchainant, entre 2002 & 2003 :


avec comme bras armés :



Suite, aux travaux du Groupe NICOLLE (sous l'égide de la DHOS), déroulés en 2002 - sans les Syndicats de Médecins libéraux - mais avec ceux des PH, une mémorable Réunion à la DHOS, en juillet 2003 (FMF absente, COCHISE invités par nous), nous avait révèlé le stratagème et nous n'avions, depuis lors, cessé de crier : AU LOUP !

Notre ami, Alain RICCI expose d'ailleurs toute cette machination, de façon somptueuse, dans un grand Article in :" Les Cahiers de Chirurgie" ( dernière parution de l'UCF).

Si, ton opinion sur les GCS n'était pas encore arrêtée, je pense maintenant que :

J-G. BRUN