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14/04/04
Le SYNGOF demande à Philippe Douste-Blazy le gel des déconventionnements tant que la réforme de la Sécu n’est pas terminée

Tant que la réforme de l’assurance maladie ne sera pas achevée, le SYNGOF demande au nouveau Ministre de geler les déconventionnements anarchiques prononcés par les CPAM à l’encontre des spécialistes du secteur 1 dans les départements.

Par exemple, aujourd’hui à 14h00, la quasi-totalité des gynécologues accoucheurs libéraux de Saint-Etienne dans la Loire feront partie des spécialistes du département qui déposeront leur lettre de déconventionnement à la Caisse primaire d’assurance maladie de Saint-Etienne, par solidarité avec la gynécologue qui a reçu un avis de déconventionnement de sa CPAM à compter du 3 mai et, ce jour-là, ces mêmes obstétriciens cesseront de pratiquer des accouchements pour une durée indéterminée.

Le Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (SYNGOF) soutient totalement ces médecins engagés dans un mouvement solidaire de défense de la qualité des soins. Le syndicat rappelle que les gynécologues sont particulièrement concernés par la dégradation des conditions de travail qui touche les médecins spécialistes du secteur 1 : ils subissent le blocage du tarif de la consultation depuis 9 ans alors que leurs charges ont explosé, en premier lieu leur prime d’assurance en responsabilité civile qui a été multipliée par 10 en 10 ans.

Cette situation de blocage illustre les dysfonctionnements de notre système d’assurance-maladie. Aussi, tant que sa réforme ne sera pas achevée et une nouvelle convention signée, le SYNGOF demande au nouveau Ministre de geler les déconventionnements prononcés par les CPAM à l’encontre des spécialistes du secteur 1.

La réforme de l’assurance maladie est indispensable pour maintenir la qualité et la pérennité de notre système de santé et l’accès des soins pour tous. Elle nécessite la participation des usagers et des professionnels de santé. Le SYNGOF y participera pour défendre à la fois la pérennité du système et la qualité des soins et particulièrement celle de la gynécologie et de l’obstétrique. Le SYNGOF ne fait pas autre chose lorsqu’il soutient les médecins qui pratiquent des dépassements d’honoraires, avec tact et mesure, pour maintenir la qualité des soins qu’ils dispensent.

Dr Guy-Marie COUSIN
Président du SYNGOF