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31 déconventionnements solidaires de médecins spécialistes dans la Loire, en réaction à quatre déconventionnements-sanctions par la CPAM locale concernant un gyneco et trois ophtalmos. Parmi les déconventionnés, bon nombre de gynécologues-obstétriciens secteur 1 du departement soutenus par leur syndicat, le SYNGOF : Les accouchements réalisés par les obstétriciens libéraux secteur 1 de la Loire, ne seront plus remboursés à partir du 3 mai.

Les précédents épisodes de ce type, dans la Sarthe cet été, et à Valence le mois dernier (où l'obstétrique libérale a failli s'arréter, remboursée ou pas), se sont traduit par un recul des CPAM locales : les praticiens exercent depuis en secteur 2 de fait. PARCE QUE C'EST LA SEULE SOLUTION.

Tout le monde le sait. Les coordinations et la Fédération des Médecins de France le disent depuis longtemps. On commence à l'entendre ailleurs : Les syndicats officiels de médecins le réclament maintenant tous, se retrouvant sur une ligne que la FMF a longtemps défendu seule. Parmi les politiques quelques-uns osent le dire. Même le directeur de la CPAM de Valence, tout en souhaitant déconventionner trois praticiens, a reconnu publiquement que les honoraires conventionnels étaient déconnectés de la réalité. Mais comme les dirigeants de la CNAM sont eux-aussi déconnectés de la réalité...on s'achemine vers un nouveau Valence.

Combien faudra t-il de Valence pour que les politiques prennent leurs responsabilités ?

Qui a nommé en 2002 à son poste M LENOIR, le président de la CNAM, après avoir revoqué son prédécesseur ? Le gouvernement de l'époque. Celui d'aujourd'hui a les mêmes prérogatives.

Qui peut aligner le tarif d'autorité (tarif de remboursement des actes des médecins non ou dé-conventionnés) sur le tarif d'opposition ((tarif de remboursement des actes de médecins conventionnés) ? Le gouvernement d'aujourd'hui, comme celui d'hier aurait pu le faire.

Le "pilote" de l'UMP-santé déclarait au quotidien du Médecin du 4 mars 2003, avant donc ces déconventionnements-sanctions :

N'est-il pas temps pour le pilote de l'UMP-santé de tirer le signal d'alarme ? Il ne pourra pas ne pas entendre : la cloche sonnera dans son bureau.

Entre-temps il est devenu ministre de la santé.