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COMMUNIQUE FMF

1 juin 2004

 


Le gouvernement vient de rendre sa copie. Nous connaissons maintenant le contenu du projet de réforme de l'assurance-maladie.


L'assurance-maladie est universelle et son financement n'est plus ce qu'il était en 1945, il fait largement recours aujourd'hui à l'impôt.


La FMF a souhaité que le gouvernement prenne réellement ses responsabilités dans la gouvernance de l'assurance-maladie.


Il semble malheureusement que le gouvernement ait fait le choix contraire en s’en dégageant et en renforçant l’autorité et le pouvoir des caisses alors qu’il en avait récemment stigmatisé l’incompétence et le défaut de gestion.


Les médecins connaissent depuis plusieurs années les échecs chroniques de négociations avec les caisses d'assurance-maladie et constatent qu’ils sont aujourd'hui livrés à la négociation avec des caisses aux pouvoirs accrus.


La Fédération des Médecins de France a voulu faire connaître une nouvelle fois au Premier Ministre la situation insurrectionnelle et le désespoir de nombreux médecins spécialistes exerçant en secteur 1.


Elle a rappelé au conseiller social de Matignon, rencontré le 27 Mai 2004, qu'elle soutenait le combat légitime de tous les médecins qui utilisent le DE, de tous les médecins victimes de sanctions financières et de déconventionnements-sanctions, et qui aujourd'hui n'ont aucune autre issue que celle de participer à un mouvement national de déconventionnement solidaire.


La FMF a demandé solennellement à plusieurs reprises que le harcèlement et toutes les poursuites engagées par les caisses à leur encontre cessent. A ce jour, la FMF déplore n’avoir reçu aucune réponse.


Est il possible de négocier éternellement avec ceux qui agressent si injustement notre profession ?
De plus, la FMF considère que déterminer la valeur de l'acte médical est un choix éminemment politique. Quelle place doit occuper un médecin dans notre société?
La FMF rappelle au gouvernement que cette valeur de l’acte ne doit pas être fonction d'un parcours, mais bien évidemment d'un contenu.


Devant la réalité du décalage constant entre ce qui est proposé et la valeur réelle des actes, la Fédération des Médecins de France ne cesse d'affirmer la nécessité de dissocier les honoraires des médecins des possibilités financières des caisses.


Face à l'iniquité que représente dans notre système l'existence de deux secteurs d'activité, la Fédération des Médecins de France a voulu réaffirmer que la création d'un secteur unique à honoraires librement modulables était bien la solution pour sortir par le haut de cette crise.


La FMF maintient avec conviction sa demande au gouvernement de faire cesser l'injustice à l'encontre des assurés sociaux qui choisissent un médecin hors convention car « à cotisation égale, remboursement égal ».
Par ailleurs, la FMF considère la réévaluation du tarif d'autorité aujourd'hui à un niveau ridicule, sur le tarif opposable, comme un geste fort à l'égard des professions de santé en leur évitant de faire des choix sous la contrainte.


Le retour à la confiance est à ce prix ; c'est le message que la Fédération des Médecins de France a porté au Premier Ministre au moment où d’une part se met en place de manière concrète la réforme de l'assurance maladie et où d’autre part la situation de crise jamais atteinte à ce jour légitimise le mouvement solidaire de déconventionnement.