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A l'étranger aussi la santé est en crise :

SUÈDE


En poste depuis 1998, le ministre suédois de la Santé et des affaires sociales Lars Engqvist a annoncé qu'il quitterait le gouvernement le 1er octobre, un départ attendu dans un contexte de nette dégradation du système de santé publique dans le royaume scandinave. En Suède en effet, les difficultés du système de santé publique, cible d'importantes coupes budgétaires depuis quelques années, vont croissant.
Le ministre de la Santé estime que son maintien au gouvernement est impossible alors que les usagers sont confrontés à des délais de consultation ou d'intervention chirurgicale pouvant atteindre plusieurs années pour certains soins spécialisés, au manque de lits et de personnel et à la fermeture d'hôpitaux de région, de maternités ou d'institutions psychiatriques.

 

CANADA

La Cour suprême entend le Dr Chaoulli sur le paiement privé d'actes médicaux

PAR ROLLANDE PARENT Canadian PressTuesday, June 08, 2004

MONTREAL (PC) - Le Dr Jacques Chaoulli, qui mène une véritable croisade depuis près de dix ans en matière d'accès aux soins de santé, a finalement eu droit à l'écoute des juges de la Cour suprême du Canada, mardi.

Il s'agit de la dernière chance dont dispose ce médecin pour faire déclarer inconstitutionnels deux articles de loi qui empêchent les Canadiens de payer de leur poche pour obtenir des services de santé même quand le système de santé public, ne fournissant pas à la demande, impose des temps d'attente jugés très longs, voire trop longs.

La Cour supérieure et la Cour d'appel avaient refusé de le faire. La Cour supérieure avait jugé que malgré l'atteinte possible au droit à la vie, la liberté et la sécurité de la personne, les deux articles en question avaient le mérite de maintenir l'intégrité, le bon fonctionnement et la viabilité du système public de santé qui risquerait de s'effondrer si les conditions étaient crées pour l'émergence d'un système privé parallèle.

Le litige est né quand un patient du Dr Chaoulli, du nom de George Zeliotis, avait dû attendre environ un an pour faire remplacer sa hanche en 1997. M. Zeliotis aurait alors souhaité payer pour obtenir l'opération requise dans un délai plus court. Dans le système de santé actuel, l'article 11 de la Loi sur l'assurance-hospitalisation et l'article 15 de la Loi sur l'assurance-maladie interdisent d'emprunter une telle avenue.

Théoriquement, si la Cour suprême donnait raison au duo Chaoulli-Zeliotis, toutes les provinces devraient revoir leur système de santé pour faire place à la prestation de services privés.

Mais certains s'attendent à ce que la Cour suprême suggère des accommodements plutôt que d'invalider tout le régime public de santé, en forçant notamment les gouvernements à prendre des mesures pour réduire les listes d'attente.

D'ailleurs la plus importante association de médecins du pays, l'Association des médecins canadiens (avec 55 000 membres) va demander à la Cour suprême de voir à ce que le système de santé canadien garantisse des délais raisonnables dans la prise en charge des patients et l'administration des soins. Et si les soins ne pouvaient être dispensés dans un temps raisonnable dans une province, l'AMC suggère que les patients soient traités dans une autre province, voire aux Etats-Unis.

L'AMC continue de prôner un système de santé unique reposant sur des fonds publics.

La Cour suprême se penchera sur les questions soumises au cours des prochains mois et il faudra attendre au moins à l'automne pour connaître la décision.

© Copyright 2004 The Canadian Press

En Angleterre, au Canada, en Suéde, les patients ont des délais d'attente insupportables ce qui justifie mesures d'exception, démissions ministérielles, procès contre le systéme de santé. La France suit néanmoins leur voie : détruire la médecine libérale en l'asphyxiant.