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SYNDICAT NATIONAL DES OPHTALMOLOGISTES DE FRANCE

Le Président
Strasbourg, le 21 juin 2004

Aux médecins spécialistes d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées

Mon cher Confrère,

Depuis le début le SNOF combat le verrouillage du Ier Secteur. Il n’a pas varié dans la lutte qu’il mène, aux côtés des 2500 ophtalmologistes français victimes d’une intolérable injustice et d’une scandaleuse iniquité. Dès les premières étapes de la mobilisation pour reconquérir une liberté tarifaire indissociable de l’exercice libéral, le SNOF a apporté à Jean Leid la base logistique nécessaire pour élaborer puis diffuser une procédure judiciaire qui a obtenu de spectaculaires victoires. La création au sein du SNOF du « GIC Ier Secteur » a pérennisé cet engagement pris solidairement avec bien d’autres spécialités. Pas un courrier du SNOF aux ministres ou à leur cabinet, pas un entretien avec des personnalités officielles, sans que soit martelée notre exigence d’un espace de liberté tarifaire pour tous les médecins tout de suite, en attendant des négociations conventionnelles compliquées et, on le voit, constamment différées.

Inconscients ou impuissants, les Ministres sont restés inopérants sur ce problème de plus en plus dramatique. En revanche les Centrales syndicales médicales, d’abord très en retrait sur les Coordinations – et sur le SNOF – ont fini par admettre la force des arguments que quelques syndicats verticaux – dont le SNOF – ont obstinément fait valoir. L’une après l’autre, elles ont rejoint les revendications auxquelles le SNOF n’a jamais cessé de faire écho.

C’est l’une des raisons pour lesquelles les ophtalmologistes, à titre personnel, ont été parmi les plus nombreux des spécialistes à se lancer dans une courageuse résistance. C’est aussi pour cela que les Caisses les plus venimeuses focalisent l’agressivité de leurs circulaires sur notre spécialité, à laquelle elles rendent ainsi un hommage involontaire.

En plus de l’aide personnelle qu’il apporte aux confrères attaqués, des innombrables démarches – souvent discrètes, si l’on veut qu’elles soient efficaces – qu’il entreprend pour les soutenir et les défendre, le SNOF a décidé de se porter au secours d’une consoeur particulièrement méritante et particulièrement vulnérable, déconventionnée depuis le 1er mai et pour six mois par un Directeur de Caisse particulièrement lâche et minable, échauffé par la hargne obtuse du Président Spaeth, avec le soutien des potiches des deux autres régimes.

J’invite donc tous les médecins spécialistes – quel que soit leur Secteur et leur spécialité – à participer à la Réunion de soutien à Elisabeth HERAULT Ophtalmologiste déconventionnée du Ier Secteur.

Jeudi 1er juillet 2004 à 20 heures

Salle Paul Charles de la Mairie annexe, place du Tribunal

à NÉRAC (Lot-et-Garonne)

Cette réunion de soutien organisée par le SNOF, que je présiderai personnellement, entouré des Administrateurs du SNOF pour les deux Régions et de Jean LEID, Responsable du « GIC Ier Secteur » du SNOF et porte-parole de l’Apos 2, se déroulera en présence de plusieurs élus de Nérac et de sa région, indignés de constater que la population la moins prospère du Néraquais est privée de l’accès à son unique ophtalmologiste par l’arbitraire d’un technocrate soucieux de faire du zèle pour complaire à sa hiérarchie. Nous aurons aussi le privilège d’y accueillir

Jean-François REY, Président national de l’UMESPE

qui nous apportera, en plus du soutien de la CSMF (Confédération des Syndicats médicaux français), les dernières informations sur la réforme de l’assurance maladie, à laquelle il participe très activement depuis des mois et au plus haut niveau.

Réunion de soutien, elle sera aussi une réunion d’information sur des réalités soigneusement éludées par tous les politiciens, syndicalistes, mutualistes ou économistes de santé qui ont pourtant publiquement convenu, avec une indécente veulerie, que les tarifs des honoraires des médecins spécialistes étaient insuffisants, et qui prônent, avec une insolente démagogie, qu’ils entendent privilégier l’égalité d’accès de tous les citoyens à des soins de qualité.

Elisabeth Herault a monté à Nérac un cabinet d’ophtalmologie remarquablement équipé, en sorte de mettre à disposition de la population locale les techniques conformes aux données actuelles de la science en ophtalmologie, sans les obliger à les chercher dans des centres éloignés. Il s’avère qu’à l’opposé un technocrate imbus, lamentablement indifférent aux impératifs de la santé publique, a le pouvoir d’éradiquer l’ophtalmologie de tout un bassin de vie.

Cette réunion de soutien à Elisabeth Herault doit marquer plus largement le symbole de la mobilisation nationale en faveur du desserrement du Ier Secteur. Après la lamentable capitulation du matamore de Nantes, après les diverses manifestations organisées avec succès de Saint-Etienne à Belfort, l’ensemble des ophtalmologistes, l’immense cohorte des spécialistes doivent montrer aux médias et à l’opinion que, contrairement aux déclarations orales et écrites d’un indigne directeur de Caisse, Elisabeth Herault n’est pas seule ; et que quelques méprisables technocrates n’ont pas le pouvoir, selon leur propre expression, de « couler » le cabinet de ceux qui résistent à leur comportement totalitaire.

Et que tous les médecins du Ier Secteur peuvent compter sur le soutien solidaire de tous leurs confrères, mais aussi de la population, qui sait ce qu’elle leur doit et qui leur fait confiance.

Merci de transmettre cette invitation et cette exhortation aux confrères qui vous sont proches. Merci de nous aider, par votre présence et votre participation, à vous aider. Car ensemble c’est notre avenir commun que nous défendons.

Avec l’expression de mon bien cordial dévouement,

Jean-Luc SEEGMULLER