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30/06/04
Mercredi 7 juillet 2004 : Mobilisation générale des gynécologues de Bordeaux pour protester contre le déconventionnement infligé à deux de leurs confrères par la CPAM

Depuis le 20 juin, deux gynécologues de l’agglomération de Bordeaux sont déconventionnés pour 3 mois par la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). Pour les patientes de ces médecins, cela signifie que la CPAM remboursera moins de 1 euro leur consultation. Pour les médecins déconventionnés, cela signifie un arrêt de mort professionnelle car le directeur de la CPAM de la Gironde a adressé à chacune de leurs patientes vues depuis mars 2003 une lettre les incitant à ne plus les consulter.

Réunis en assemblée générale le 23 juin, tous les gynécologues libéraux de Bordeaux ont décidé de se mobiliser par solidarité avec leurs confrères injustement sanctionnés. Ils demandent la levée immédiate des sanctions qui leur sont infligées par la caisse primaire d’assurance maladie. Ils ont décidé à l’unanimité les actions suivantes :

• Le 7 juillet, l’ensemble des gynécologues obstétriciens des 4 maternités privées de Bordeaux feront la grève des soins, y compris des accouchements. Tous les accouchements seront pris en charge ce jour-là par l’hôpital public ;

• A partir du 7 juillet, l’ensemble des gynécologues libéraux de l’agglomération fixeront le tarif de leur consultation à 30 euros minimum. Ces dépassements d’honoraires seront reversés au bénéfice de leurs confrères déconventionnés.

Le Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (SYNGOF) ne comprend pas que la CPAM de Bordeaux ait refusé de négocier avec les médecins, alors que des situations identiques ont pu être réglées ces derniers mois dans d’autres départements.

Le SYNGOF soutient totalement ces médecins engagés dans un mouvement solidaire de défense de la qualité des soins. Ces gynécologues arbitrairement déconventionnés (ils ne sont pas les seuls à pratiquer des dépassements d’honoraires) subissent de plein fouet les effets du conflit national qui oppose depuis deux ans et demi les médecins à l’assurance maladie et plus précisément les médecins spécialistes exerçant en secteur 1.

Le SYNGOF rappelle que les gynécologues sont particulièrement concernés par la dégradation des conditions de travail qui touche les médecins spécialistes du secteur 1 : ils subissent le blocage du tarif de la consultation depuis 9 ans alors que leurs charges ont explosé, en premier lieu leur prime d’assurance en responsabilité civile qui a été multipliée par 10 en 10 ans. C’est pourquoi pour maintenir une médecine de qualité, des milliers de spécialistes de secteur 1 partout en France pratiquent des dépassements d’honoraires, en attendant qu’une solution nationale soit trouvée.

En pleine réforme de l’assurance-maladie, alors que le Ministre de la santé et de nombreux directeurs de CPAM s’accordent à reconnaître l’urgence d’une revalorisation des honoraires des médecins spécialistes, les déconventionnements décidés localement sont absurdes et intolérables.

Dr Jean-Pierre LAPLACE, Délégué régional Aquitaine du SYNGOF 06 80 02 45 51

Dr Hélène DOM, porte-parole des gynécologues déconventionnés 06 11 60 71 28

Dr Guy-Marie COUSIN,
Président du SYNGOF

Service de presse MEDIAL
Sylvie Courboulay Tél. : 01 53 83 81 55